Motivation ne rime pas toujours avec efficacité…

Workplace burnout illustration

Cet article est inspiré du livre d’Eric Albert et Jean-Luc Emery « le Manager est un Psy »
Dans le monde du travail, la motivation est considérée comme l’une des valeurs les plus importantes, en effet dans l’inconscient collectif, un individu motivé sera toujours plus productif qu’un autre qui l’est moins, c’est faire preuve de bon sens que de considérer que la motivation est le corollaire de l’efficacité….. Pourtant nous allons voir que cette représentation n’est pas toujours juste, prendre du recul sur ces notions sera profitable pour tous.

La motivation, c’est quoi ?

Tout d’abord il faut bien comprendre ce qu’est la motivation, la motivation n’est ni de l’expérience, ni un savoir-faire. Ce que l’on appelle motivation, c’est de l’émotion, tout simplement. Ainsi, ressentir des émotions pour son travail implique donc de donner une part de soi-même, de s’investir pour celui-ci.

Motivation = efficacité ?

Il existe une réelle confusion entre motivation et efficacité, être motivé ne veut pas dire être efficace, et il arrive souvent que le contraire se produise. Un individu très motivé se donnera corps et âme dans son travail, cependant c’est peut être la que réside le plus grand risque… En effet si celui ci échoue en donnant de lui même, il aura tendance à considérer son erreur comme un échec personnel. Il sera donc plus difficile de gérer cet échec. Dès lors un individu qui s’implique trop émotionnellement dans sa mission  peut être amené à devenir contre-productif pour l’entreprise, en raison d’une plus grande fragilité.

Les dangers de la motivation incontrôlée
Tout individu possède un capital énergétique, c’est un capital qui permet de déployer de l’énergie dans les différentes phases de sa vie affective.
La vie émotionnelle idéale est un tabouret à 3 pieds, c’est à dire que la charge affective devrait être idéalement repartie sur 3 aspects de la vie d’un individu (on retrouve souvent le triptyque « Famille/Travail/Loisir », cependant le contenu est libre pour chacun).

En effet quand un individu consacre l’essentiel de son activité sur un seul aspect de sa vie, il prend le risque de manquer d’énergie pour tout autre activité.
ex : le salarié surinvesti qui n’a pas la patience de s’occuper de sa famille ou de voir ses amis.

De plus l’individu peut s’investir énormément dans son entreprise et se voir déçu du retour, ou de la reconnaissance accordée, dans ce cas les émotions qui étaient au début positives peuvent se transformer en ressentiment ou en haine à cause de la déception qui est vécue.
Ex : un salarié qui ne compte pas ses heures se sent lésé par le manque de reconnaissance qu’il estime subir, sa motivation initiale se mue en un sentiment d’injustice.

Enfin si jamais la situation tourne mal sur le champ d’activité ou celui-ci a concentré toute sa charge affective alors il n’aura plus rien vers quoi se tourner.
ex : un salarié trop impliqué émotionnellement dans son travail peut considérer avoir tout perdu s’il se fait licencier.

Chacun des cas de figure peut mener plus ou moins vite à la dépression ou au burn-out.

L’importance de garder sa motivation, mais avec mesure:

Si le surinvestissement peut être dangereux, l’absence totale d’investissement n’en est pas moins préjudiciable, car il n’y a rien de pire que de subir son travail… C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de la motivation pour nous épanouir dans notre profession (ce qui nécessite d’effectuer les bons choix de parcours), mais encore faut-il que celle-ci soit contrôlée.

Comme nous l’avons vu précédemment, la charge émotionnelle pour être équilibrée devrait être idéalement repartie sur 3 champs différents de la vie d’un individu (l’idée à retenir c’est qu’il est préférable de ne pas mettre ses œufs dans le même panier). Il convient donc d’apprendre à équilibrer sa vie et repartir son énergie sur plusieurs centres d’intérêt.
Dès lors qu’un individu surmotivé apprend repartir sa charge affective et arrête de la gaspiller, il peut alors consacrer une part de celle ci à son activité professionnelle, ce qui lui permettra d’aller au travail avec plaisir 8h par jour, et conserver assez d’énergie pour le reste de ses activités.

L’individu qui s’implique un tant soit peu émotionnellement doit aussi apprendre à se distancier de son travail quand c’est nécessaire, puis il doit apprendre à gérer la critique, le tout afin de ne bénéficier que des bons cotés de l’implication émotionnelle.

Il convient donc pour tout le monde de trouver la bonne mesure, cet équilibre parfait et propre à chacun qui permet de vivre chaque partie de sa vie avec intensité, sans y laisser sa santé mentale ou physique.

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