Culture de l’échec = Clé du succès!

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Que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle, l’échec, l’insuccès sont des notions stigmatisées, taboues, que l’on préfère éviter. Cependant que ce soit Gordon Forward ou Soichiro Honda, un grand nombre de patrons ayant connus de grands succès osent parler de l’échec comme condition nécessaire de toute réussite. Tom Peters auteur du « Chaos management » s’appuie sur ce fait pour proposer une approche originale, une véritable culture de l’échec, déroutante au premier abord…

La banalisation de l’échec : clé du succès ?

Plutôt que de redouter l’échec, ici l’idée est de l’intégrer dans le processus de travail, qu’il soit présent le plus possible non pas en tant qu’exhortation du raté pur et simple, mais en tant que corollaire de l’innovation et de l’action, voyons ceci sans plus attendre:

Favoriser l’action

La première grande idée ici consiste à favoriser l’action et l’expérience plutôt que la réflexion poussive en amont, et ce en raison de l’incertitude et de la complexité ambiante. Selon Tom Peters l’action est la meilleure réponse possible face à l’incertitude, en effet comment anticiper ce qui est incertain ? Les différents plans prévisionnels prennent beaucoup trop de temps et sont incapables d’augurer l’ensemble des situations à venir ainsi que leur complexité. Dès lors plutôt que de perdre du temps à établir une quelconque anticipation il convient de se lancer. Agir, et réagir en fonction du retour d’expérience (donc des échecs et des succès).

Encourager l’innovation

L’innovation se doit aujourd’hui d’être rapide, renouvelée très vite, cependant par définition l’innovation se retrouve sur les terrains inconnus ou inexplorés, il faut donc sortir des sentiers battus et expérimenter l’inconnu si l’on veut innover. L’échec ici est créatif, instructif, si l’on échoue rapidement dans nos expérimentations, on risque toutefois de rencontrer le succès et la nouveauté tout aussi rapidement.

Dédramatiser

Plus on côtoie l’insuccès, moins il nous fait peur ; et moins on a peur, plus on devient audacieux et performant. Autre chose, l’échec nous renvoie à notre simplicité, dédramatiser l’échec permettra de créer une culture de l’excellence ou le droit à l’erreur existe, ainsi l’idéal de perfection côtoie l’homme imparfait.
Enfin, l’erreur décomplexée instaure un climat de confiance entre les différents membres de l’entreprise, l’absence de jugement qui en résulte est bénéfique pour l’entreprise. En ce sens Tom Peters exhorte l’entreprise à parler de l’échec, en parler quotidiennement permet de l’intégrer comme une valeur positive de l’entreprise.

Favoriser l’échec pour éviter le « fiasco » : réduire les risques

Ne pas jamais oublier que les grands revers ne sont que l’accumulation quotidienne d’erreurs plus petites, à ce titre, selon les propos Fred Brooks d’IBM : « Comment un projet prend il un an de retard ? Un jour à la fois ».
Un « raté » précoce est beaucoup plus facile à encaisser, l’idée ici est que plus l’échec est précoce et plus il est porteur d’instruction au détriment de la petitesse/l’inexistence du dommage. Le meilleur moyen d’avancer sereinement est donc de pratiquer cette culture de la « précocité du raté » pour corriger le tir immédiatement et instaurer une amélioration continue.

En conclusion, se créer une culture de l’échec revient à se créer une culture de l’action, de l’innovation… Il est aisé de comprendre que la notion d’échec est ici toute relative, prise dans son versant le plus positif (le seul qui devrait être utilisé). Bien qu’un peu provocant, ce concept possède une véritable valeur pédagogique, car au sein de nos sociétés modernes (la France ne fait pas exception) l’image qui se reflète du « revers » s’apparente à une petite mort, l’idée de fatalité y est adjointe, et cette représentation est malheureusement profondément ancrée dans l’inconscient collectif.
Dès lors établir une culture de l’échec au sens de Tom Peters, c’est surtout combattre l’acception précédente et proposer une nouvelle définition de la notion d’insuccès, définition beaucoup plus proche cette fois-ci des lois naturelles.

PS : S’il est vrai que ce concept s’apparente à un processus d’amélioration continue tel qu’on peut le retrouver dans les méthodes agiles, il a le mérite de pousser à l’extrême la dédramatisation et permet d’intégrer pleinement et rapidement la valeur positive de la notion d’échec.

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